Suite à la création de l'identité visuelle des éditions Carcasse j'ai créé la maquette de la collection de romans et mis en page le premier opus Lorette.
J'ai choisi le format, le papier (Bouffant Munken) et le type de fabrication pour apporter le plus de plaisir au lecteur.
J'ai choisi la Baskervville pour le corps des textes, elle m'a permis d'obtenir un beau gris typographique garant d'un confort de lecture optimal. 

Initiée en 2017 par des étudiants de l'ANRT (Atelier national de recherche typographique) cette police d'écriture possède une « double personnalité » typographique :
- Le corps droit (Roman) reste très proche de l'élégance classique et transitionnelle de John Baskerville.
- Le corps penché (Italic) lorgne vers la modernité et les contrastes tranchés des polices de type Didot.
Le choix du coquelicot pour la couverture s’impose comme une évidence. Il dit la mémoire, la fragilité, l’amour, la perte et la persistance de la vie. Fleur indissociable de la mémoire des soldats britanniques de la Première Guerre mondiale, il permet d’inscrire le roman dans son contexte historique tout en évitant l’imagerie documentaire des tranchées ou des uniformes. Son rouge intense n’est pas seulement celui du sang versé ; il est aussi celui de la vie, de l’amour et de la passion. Dans le langage des fleurs, il symbolise une ardeur fragile, un sentiment qu’il faut raviver avant qu’il ne s’éteigne, c'est une dimension cohérente avec l’histoire conjugale au centre du roman.
Sur le plan visuel, l'illustration du coquelicot offre une puissance plastique sensible et immédiate. Il inscrire le roman dans un registre intime et émotionnel plutôt que dans celui, plus restrictif, du récit de guerre et attire l'œil sur les étagères des librairies !
J'ai choisi d'utiliser pour la collection des romans une iconographie d'illustration. J'aime qu'elle laisse de la place à l'imagination.
Un roll'up accompagne Dominique Thomas sur son stand.

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